6
mar

Les parures berbères

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Non classé

Les parures de tête de la région  qui va de Tiznit à Tafraout sont le plus souvent constituées de plaques émaillées portées en diadème  et maintenues par un ensemble de chaines et de crochets. Le diadème à charnière qui est actuellement proposé sur les souks de cette région comporte deux plaques émaillées rectangulaires incurvées, auxquelles s’adjoint tout un  réseau de chainettes, des pendeloques, des crochets et des plaquettes émaillés. Cette pièce, pourtant constituée d’éléments simples, est d’un bel effet. Elle est la version actuelle d’une parure très classique dont on retrouve un assez grand nombre d’exemplaires anciens.

Il existait également autrefois des diadèmes à deux charnières, qui pouvaient être caches sous des couvre-charnières semi cylindriques ; la plaque centrale un peu plus importante supportait un gracieux motif servant de point central de fixation.

Parure de tête berbère

Parure de tête berbère

Plus rares sont les diadèmes à deux charnières dans lesquels la hauteur des plaques  va en décroissant du milieu vers les  côté. Il s’agit de pièces anciennes dont les crochets de suspension ont un dessin particulièrement soigné. De petites pendeloques rondes à cercles niellés, des pendeloques en cônes creux et des grains de corail garnissent la bordure inférieure.

Mots clés: , ,

6
mar

Le souk des bijoux

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Non classé

vendeuse de bijoux

Comme dans les autres régions du sud, les artisans peuvent aller exposer leur production courante au souk voisin, et leur étalage avoisine alors ceux des simples revendeurs, qui colportent essentiellement  d’ailleurs de la pacotille. Il faut signaler au passage une particularité de la région de Zagora ; la fonction d’intermédiaire y est souvent tenue par des femmes, et on trouve des revendeurs au souk. Ce sont des femmes mûres appartenant au groupe des harratin.

Mais en général les affaires sérieuses se traitent dans les ateliers, qui jouent un rôle important dans la commercialisation des bijoux. Ces là que se passent les commandes, qu’ont lieu les livraisons, que se réalisent éventuellement le montage de pièces composites. Il arrive même, comme à Rissani, que des artisans ne vendent jamais de bijoux au souk. Préférant attendre la clientèle dans la pièce très simple qui leur sert à la fois de boutique et d’atelier, et dont tout le monde connaît l’emplacement.

6
mar

Les bijoux touareg

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Techniques ancestrales, Tradition des bijoux berbères

Une des spécificités de l’artisanat Touareg est la fabrication de bijoux en argent qui se perpétue depuis des temps anciens. Jusqu’à il y a une trentaine d’années, ils étaient réalisés avec des pièces de monnaie autrichiennes, les thalers (voir article ).

Les femmes touareg ont une peur superstitieuse de l’or : elles n’en portent jamais. L’argent a donc supplanté l’or dans les traditions touarègues. Les bijoux en argent font partie du patrimoine de chaque famille touarègue. Ils ont une valeur symbolique, mais aussi bien réelle, car ils servent aussi d’économies et de monnaie d’échange.

Chaque bijou est un message qui porte un symbole parfois oublié.
Chaque collier porté par une femme touarègue évoque diverses anecdotes et toute l’histoire d’un peuple, d’une région, d’une ville.

pendentif touareg

Parfois le pendentif peut représenter le palais du Sultan, les perles qui le constituent les quartiers, dans leurs positions relatives au palais, les triangles désignent les tribus nomades vivant en brousse, les points isolés au centre du pendentif représentent le sultan lui-même et ses ministres. On y trouve aussi imagés divers symboles de l’homme, de la femme, de la grossesse, ainsi que de la naissance.

6
mar

Pourquoi les bijoux en argent sont peu chers ?

   Rédigé par: Sanaa   classé dans métaux et perles

Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de savoir pourquoi les bijoux en argent étaient bon marché par rapport aux bijoux en or ?

L’argent est l’or des pauvres comme disent les Américains, mais n’oublions pas alors les « riches » qui préfèrent acheter de l’argent au détriment de l’or. Une chose est sûre c’est que contrairement à aujourd’hui les bijoux en argent valaient vraiment chers au 19 ème siècle par exemple.

Dans ce qui suit vous allez trouver une compilation de plusieurs articles du même auteur le Dr Thomas Chaise (http://www.dani2989.com), où il présente l’argent, un métal oh combien bénéfique pour l’homme, et nous explique enfin pourquoi le prix de l’argent reste très bas par rapport à celui de l’or.

Le métal argent :

L’argent est un métal précieux de couleur blanche dont le symbole est Ag. Son nom vient du latin Argentum. Sa température de fusion est de 961° et sa masse volumique est de 10 490 kilogramme/m3. L’utilisation industrielle de l’argent est souvent associée à l’utilisation déclinante des pellicules photographiques, alors qu’elle ne représente seulement que 1/10 de son utilisation. L’argent est bien plus utilisé pour ses propriétés de conductivité (en électronique) et bactéricides (dans les nanotechnologies de la santé). Depuis l’apparition de la photographie numérique, la demande industrielle a largement compensé le déclin de la demande de la photographie argentique. Les propriétés physiques de l’argent: ductilité, conductivité, malléabilité, font que son utilisation industrielle augmente chaque année. La demande industrielle d’argent représente la moitié de l’utilisation d’argent dans le monde. Il est utilisé pour ses qualités de conductivité dans l’électronique de qualité : téléphones portables, circuits imprimés, cellules solaires. L’argent est meilleur conducteur d’électricité que le cuivre ou bien que l’or. Le diamant est bien meilleur conducteur, mais il est beaucoup plus cher et aussi moins pratique vous en conviendrez. L’argent est aussi utilisé pour ses propriétés bactéricides (les vêtements, les pansements, les réfrigérateurs, les purificateurs d’eau, l’amalgame de dentiste,…). L’argent est aussi utilisé comme catalyseur, pour le brasage ou la soudure, dans la fabrication de pile, de miroir.

Le bijou est la seconde source de consommation d’argent avec un petit quart de la demande, un dernier petit quart de la demande vient de la photographie, des pièces de monnaie et des médailles d’argent.

Coté offre, les 8/10 sont assurés par la production minière, les 2/10 restants par le recyclage (les ventes d’argent des banques centrales déclinent). C’est le recyclage de l’argent qui comble la différence entre la demande et la production mondiale d’argent. Cependant il est de plus en plus difficile, avec le déclin des pellicules et la hausse de l’utilisation industrielle, à recycler, puisque utilisé dans beaucoup de produit en petit quantité.

Le ratio or argent :

Voici quelques explications sur le ratio prix or et argent. Par exemple, avec une once d’or à 400 dollars et une once d’argent 6.5 dollars : 400/6.5 = 61
Le ratio est de 61 ce qui veut dire que l’or est 61 fois plus cher que l’argent, ou que l’on a 61 kilogrammes d’argent pour un kilogramme d’or.
Ce rapport a évolué dans le temps avec un plus haut au dessus de 90 en 1940, puis en 1991 ; et des plus bas en dessous de 20 en 1920 et en 1969.
Ce même ratio était de 15 pendant deux cent ans, de 1680 à 1870 et de 10 au début du 16ème siècle.

Perspective :

- Aujourd’hui les réserves d’argent en terre sont 5.4 fois plus importantes que c’elles de l’or. Le prix de l’argent a donc un grand retard à reconquérir sur celui de l’or. L’or est d’ailleurs lui-même dans une phase de hausse à très long terme.
- Le prix de l’argent est donc en grande partie déterminé par son coût de production et non par sa rareté. Le ratio actuel est plus proche de la zone des 60 que de 7. Cet équilibre entre l’or et l’argent sera stable jusqu’à ce qu’il y ait un problème sur les réserves d’argent, à cet instant là le ratio se réajustera violemment. Cet équilibre sera rompu quand les premiers problèmes sur le renouvellement des réserves auront lieu, en résumé quand le pic de production sera atteint.

Il y a deux écoles qui s’opposent :

- Les optimistes pensent que les matières 1ères sont inépuisables. Pour eux, la prise en compte de l’épuisement des matières 1ère remet en cause le paradigme de la croissance perpétuelle, Saint Graal de l’économie moderne. Ils pensent que l’amélioration des techniques de production et de recherches suffit à elles seules à augmenter les réserves ad vitae æternam. Ce courant de pensée est le plus important par son nombre et son influence. Pour ce groupe, les matières premières au sens large sont sans intérêt et méprisées, ceci reste encore plus vrai pour les reliques barbares, que sont l’or et l’argent, à cause de leur rôle monétaire passé.

- Les pessimistes pensent que le pic de production est très proche et par conséquent le facteur rareté va reprendre le dessus après des siècles d’hibernation. Si vous appartenez à cette catégorie, que vous êtes un investisseur contrariant, vous voilà enfin heureux, puisque vous êtes dans le sens contraire des grands média, milieux financiers et universitaires, un vrai saumon à contre courant.

- En conclusion, le ratio actuel semble induit par les coûts de production, non pas par la rareté. Le ratio de 60 entre l’or et l’argent chutera avec l’apparition du pic de production. Alors le ratio or argent se dirigera vers un ratio de 7. Si demain, je trouve un gros diamant dans mon jardin (malheureusement très improbable), ce qui va en déterminer le prix, c’est sa rareté et non pas son coût de production qui est de zéro. L’argent est produit avec des coûts réduits à cause de sa répartition géologique. Il n’est pas vendu en fonction de sa rareté, mais de sa disponibilité, ceci ne peut être éternel. Il est difficile de savoir à quel moment le basculement aura lieu, mais il est facile de deviner que cela entraînera une vague haussière sans précédent sur le secteur de l’argent, cette vague, tel un Tsunami, emportera à des hauteurs impensables tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’argent. Les changements structurels du secteur rendront cette hausse durable contrairement à la hausse des années 1980.

Mais attention, j’appartiens à la seconde catégorie, celle des pessimistes. Mais si vous avez lu toutes ces lignes, c’est sans doute que vous aussi appartenez à cette catégorie.

Lire la totalité des articles sur le site du Dr Thomas Chaise http://www.dani2989.com

Mots clés: , ,

25
fév

L’histoire de la fibule

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Tradition des bijoux berbères

Les bijoux les plus caractéristiques et les plus répandus sont sans doute les fibules triangulaires à bord crénelé, peu épaisses, ornées de ciselures, de plaquettes et de coupoles émaillées vert et jaune, que nous désignerons dorénavant sous le nom de fibules de Tiznit, pour simplifie, car elles peuvent être originaires également des centres situes entre Tiznit et Tafraout ou même de massa.
Ces fibules atteignent parfois une grande taille _ jusqu’à 30 cm. Lorsqu’elles sont de dimensions moyennes, elles sont souvent reliées par une chaine importante. Leur nom berbère est tazerzaÏ (nom générique des fibules dans la région).

On trouve aussi en nombre encore appréciable de très curieuses fibules triangulaires, lourdes mais perforées d’innombrables trous, comme une vielle planche vermoulue ; ceci les a fait appeler en berbère tezerzaÏ n taouka, fibules du ver. C es modèles, tous anciens, ont une extension très large au sud de l’atlas, qui dépasse de loin la zone étudiée ici. Quand elles portent des plaques et des coupoles émaillées très semblables à celles qui décorent les fibules de Tiznit, on peut en inférer que ces fibules proviennent du même secteur géographique. La technique de leur réalisation est perdue : leur fabrication est abandonnée depuis si longtemps qu’aucun de ceux qui ont étudié les bijoux du sud ne les a vu exécuter. Il semble que l’argent était travaille en minuscules cylindriques, qui étaient déposés côte à côte et soudes dans un encadrement de fines baguettes. Il existe des modèles plus élaborés comportant de petits triangles latéraux.
On remarque la base de l’aiguille, dont le décor, fréquent dans ces fibules, est dispose sur plusieurs niveaux et se termine par un curieux motif découpé en forme de losange entoure de deux croissants.

Mots clés: , , ,

La technique du moulage est employée pour les bracelets, les fibules, les boucles d’oreilles, et pour de petits éléments abondamment utilisés dans la confection de colliers ou bandeaux de tête. Un jour peut servir de modèle pour un autre, car les moules ne servent qu’une fois. Mais pour les pièces d’une certaine  importance, ou dont la demande était fréquente, comme les bracelets et les fibules, les artisans possédaient _ et ont conserve en général dans les ateliers actuels _  des modèles en métal non précieux, qui permettent de refaire indéfiniment le même objet, sans que les détails s’abâtardissent au fil de moulages successifs.

C’est ainsi que dans le village d’Amezrou, proche de Zagora et ancien mellah, toute une famille de Draouis se consacre à la fabrication de bracelets moulés qui seront écoulés sur les souks de la vallée du Draa.

Le travail se déroule sous les galeries à hauts plafonds qui entourent une étroite cour carrée s’ouvrant au niveau des terrasses. D’un côté les adultes réalisent les moules, fondent et coulent le moule, un peu plus lion des adolescents assurent les finitions.

Pour confectionner un moule, l’artisan dispose de deux cercles métalliques qui peuvent être superposes, et comportent sur le côté un orifice. Les cercles sont emplis de sable humide et l’on place entre les deux la pièce à mouler. En tassant bien le sable, celui-ci prend l’empreinte du modèle, qu’il faut ensuite enlever précautionneusement après avoir ouvert le moule. Le sable est égalisé soigneusement de chaque côté, et on creuse entre l’empreinte du bijou et le bord du moule au niveau de l’orifice  un canal qui permettra de couleur le métal fondu. On replace les deux moitiés du moule l’une sur l’autre.

Plusieurs moules sont préparés les uns après les autres, et empiles non loin du foyer pour qu’ils sèchent. Le foyer, identique dans tous les ateliers artisanaux, est une cavité dans le sol, ou la combustion des braises est activée par une soufflerie à manivelle. Le creuset est placé au centre, et reçoit le métal à fondre ; il semble qu’il s’agisse ici de rognures diverses, à l’éclat aussi incertain que l’est leur exacte nature.

Lorsque la fusion est totale, un jeune artisan prend à la pince le creuset rougeoyant, et verse le métal dans  le moule qu’il tient vertical de l’autre main, à main nues, ce qui n’est pas sans risques. Puis il dépose le moule rempli à côté de lui ; en peu de minutes le métal est refroidi, on peut écarter les deux moitiés du moule. Le bracelet apparait, il a un « manche », qui résulte de la solidification du métal dans le puits de coulage, et dont le sciage fait partie des travaux de finition.

Ceux-ci sont réalisés dans cet atelier par des apprentis, munis d’un étau et d’une lime, et comportent aussi l’ébarbage des bords du bracelet et de ses côtés.

Il ya toujours eu, évidemment, selon les régions et les artisans, un soin plus ou moins grand apporté à la réalisation des pièces, mais la technique fondamentale demeure encore partout la même. Facile à mettre en œuvre, elle donne des objets à l’allure un peu massive, mais non dépourvus  de charme.

Mots clés: , , , , , ,

18
fév

Croix du sud

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Non classé

La croix du sud ou la croix d’Agadez ou d’Iferwan, autrefois était exclusivement portées par les hommes et se transmettait de père en fils lors de la puberté. Elles faisaient allusion à la virilité du jeune homme et à son nomadisme traditionnel.

La croix représente le pommeau de selle du chameau ou encore les quatre directions cardinales.

La transmission du bijou se fait dans la tradition où le père évoque à son fils l’éternel phrase « Mon fils je te donne les quatre directions du monde, car on ne sait pas où tu iras mourir « .

croix du sud

croix du sud

Ce peuple nomade et mystérieux, chargé d’histoire, de mœurs, et de mythes, vit toujours dans la tradition et captivera encore et encore l’esprit de milliers de curieux, aventuriers, assoiffés d’exotisme et de mystère.

6
fév

Les techniques ancestrales de la bijouterie marocaine

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Techniques ancestrales

Les artisans bijoutiers marocains ont employé plusieurs techniques dans leurs productions, héritées d’un passé très lointain et matérialisant des spécificités culturelles. Ainsi, le moulage, le découpage, le nielle, le filigrane, la ciselure, la gravure et la dorure sont, en l’occurrence, les principaux procédés techniques utilisées qui reflètent une diversité et des particularités remarquables.

Le procédé le plus simple et le plus ancien utilisé par les bijoutiers est le moulage. L’argent à titre d’exemple était obtenu à partir de la fonte de lingots de métal pur «rahha», mélangé à de vieux bijoux «chadhaya» et du cuivre rouge. Le tout est placé dans un creuset en argile réfractaire «bot», avant d’être chauffé avec de l’arsenic et coulé dans un moule de sable fin appelé «tazriq». Les meilleurs exemples obtenus par cette technique sont les lourds bracelets côtelés ou à pointe, les anneaux de cheville, les fibules et les Boucles d’oreilles.

Le découpage consiste à découper de minces feuilles d’argent en plaquettes de dimensions et de formes différentes et les assembler par des anneaux et des chaînettes pour former des parures de têtes ou des colliers. Afin d’obtenir des motifs ajourés, souvent observés dans les anneaux de cheville et les pectoraux, l’artisan utilise un mince foret et une scie très fine pour perforer et évider le métal.

Le niellage est une technique principalement connue dans l’ornementation des parures des tribus des «Aït Seghrouchen» au Moyen Atlas. Elle nécessite l’incrustation d’un émail noir, d’origine végétale ou minérale, dans un motif légèrement gravé en creux sur une surface d’argent, avant de le chauffer pour permettre son adhésion au métal. Une fois refroidi, le bijou est poli pour en égaliser la surface et refléter le contraste entre la teinte noire du nielle et le fond éclatant de l’argent.

L’émaillage est un autre procédé d’obtention et d’incrustation de la couleur dans le décor : des pâtes de différentes couleurs sont extraites de petites perles pilées dont la matière obtenue remplie les différents motifs floraux ou géométriques tracés par des fils d’argent, et chauffée pour être fondue et polie. Les bijoux produits dans l’Anti-Atlas, notamment à Tiznit, à Ouarzazate et à Taznakht sont des exemples éloquents de cette technique.

Le filigrane est une technique qui utilise des filets et des petits grains soudés. Nous distinguons le filigrane ajouré spécifiant les bijoux de Taliouine, Essaouira et Tiznit, et le filigrane cloisonné caractérisant ceux de Ouarzazate et de Tazanakht. Le premier est réalisé à partir de fils simples ou torsadés de différents calibres, alors que le second consiste à appliquer sur des feuilles de métal des filets plats pour délimiter les champs à émailler.

Parmi les techniques récurrentes dans la bijouterie marocaine, nous distinguons également la ciselure qui correspond à trois types : la ciselure au fondu, la ciselure prise sur la pièce et la ciselure au repoussé. La première est appliquée pour parfaire les objets après leur sortie du moule. La seconde consiste à fixer le bijou sur un trépied appelé «Hammar», et sculpter les motifs à l’aide d’un ciselet en suivant un schéma préalablement dessiné. Quand à la ciselure au repoussé, elle ne concerne que les objets d’épaisseur réduite et permet d’obtenir un relief plus au moins accentué quand l’artisan frappe sur le revers de la pièce pour repousser le métal.

La gravure est proche de la ciselure. Elle est essentiellement appliquée sur les objets massifs dont les décors sont façonnés à l’aide d’un burin en acier. Cette technique est caractéristique des bracelets produits à Foum Zguid.

La dorure, procédé uniquement employé en milieu citadin, consiste à appliquer sur l’objet à dorer un mélange d’or et de mercure et le chauffer jusqu’à ce que celui-ci s’évapore.

Mots clés: , , ,

26
déc

Le filigrane d’aujourd’hui et d’hier

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Techniques ancestrales

Le filigrane est une technique d’orféverie dans laquelle on utilise le métal étiré en fils fins; L’or et l’argent peuvent également être travaillés de cette manière, mais on envisagera ici que l’mploi de l’argent.

En enroulant le fil sur lui même, on réalise de délicates spirales, dont on remplit des cadres de fils, bref, le fil est contourné de multiples manières. Ces fragments de fils soudés entre eux, constituent la structure de bijoux entiers, par exemple des bracelets, et servent à la fabrication d’éléments de parrures, comme des sphères et des coupoles ajourées ou des pendoloques à claire-voie. Le fil utilisé pour le filigrane est très fréquement torsadé, ce qui ajoute au décor et permet en particulier d’obtenir, en rapporchant deux fils, un effet de tresse.

Souvent, le motif filigrané est soudé sur une plaque ou une boule dont il constitue alors l’ornementation. Cette plaque ou cette boule peuvent recevoir aussi une application d’émaux de verre, et l’on voit ici que les émaux cloisonné dont il a été précédemment question sont une variété particulière de fliligrane; ils sont d’ailleurs aussi parfois appelé émaux filigranés. Le distinction entre filigrane émaillé et émail filigrané peut paraître spécieuse; parceque pratiquement tous les bijoux comportent des parties en filigrane non émaillé et le plus souvent ajouré. On discerne alors la différence avec les régions précédente ou en général le fil n’est utilisé que pour façonner les cloisons qui délimite des émaux.

D’autre part, le filigrane est, étymologiquement, à la fois fil et grain. La technique comporte aussi l’adjonction de miniscules sphères d’argent au motifs de fil. Un véritable décor de granulations fait partie de l’ornementation de certains bijoux.

Le filigrane, au Maroc, à la particularité d’être à la fois traditionnel, et donc ancien et tout à fait moderne, mais dans des localisations géographiques différentes. Actuellement, il prospère dans des ville comme Essaouira et Tiznit. Il y a quelques dizaines d’années, il était la spacialité des Mellahs du bas Dadès et du partour du massif du Siroua de l’est d’Ouarzazate à Taliouine. Les auteurs qui avaient observé cette orfèvrerie quand elle était encore en pleine vie ont considéré qu’elle s’était implantée au sud de l’Atlas avec certaines communautés juives, et n’ont pas cherché à définir précisément quelles pouvaient être les relations avec la ville d’Essaouira. Pourtant  cette cité créee au XVIIème siècle, compta longtemps une colonie juive nombreuse. Devenue un important centre de commerce, elle rayonnait jusque part de l’Atlas, et l’on ne peut exclure que le filigrane la renommée de ces bijoux comtemporains ait des origines relativement anciennes. C’est en tout cas le seul endroit où l’on puisse actuellement dans le sud voir fabriquer des bijoux, avec Tiznit que ne les a adoptés que récemment.

Source : Bijoux du Maroc (Jacques et Marie-Rose RABATE)

Mots clés: , , ,

5
déc

Atlastresors.com en vidéo

   Rédigé par: Sanaa   classé dans Actuaités

AtlasTresors – bijoux en argent

Mots clés: , ,

Page 1 of 212»