Articles avec le tag ‘bijoux en argent’

Festival des bijoux en argent à Tiznit

La ville de Tiznit organise du 5 au 8 août courant, le « festival des bijoux en argent  » dont l’objectif majeur est de valoriser l’artisanat local et plus particulièrement le travail des bijoux en argent, et de contribuer à la promotion du tourisme et à l’animation culturelle de la ville de Tiznit en cette période estivale.

Les bijoux constituent un patrimoine culturel ancestral de cette province située sur l’Atlantique à 90 km au sud d’Agadir, dont le souk des bijoux situé en plein centre ville est un point de passage obligatoire pour les visiteurs de Tiznit. D’où l’intérêt, selon les organisateurs du festival d’organiser cette manifestation.

La fibule ou tazarzite, qui sert à lier les deux parties de l’étoffe portée par la femme, est devenu un symbole de la ville qui reflète l’étendue du savoir-faire, de la créativité et de la finesse des artisans locaux. Le poignard, Ajnwi ou Lkommit, les bracelets, les boucles d’oreilles, les bagues en argent ou en or, sont autant d’autres pièces de parures originales très prisées par les visiteurs du marché de la place El Mechouar.

Outre des expositions de produits de l’artisanat avec la participation des associations et coopératives locales, le programme du festival comporte des spectacles de fantasia et de danses traditionnelle « Ahwach », ainsi qu’une série de conférences sur la bijouterie traditionnelle berbère de Tiznit et sa région, ainsi que les arts et traditions locales.

En marge du festival, sera organisée la 8ème édition du Prix Haj Belaid de la musique, et d’autres manifestations culturelles.

Les bijoux en argent se vendent mieux que l’or !

En France en 2009, les ventes en valeur de bijoux en argent, en progression de 7 % par rapport à 2008, ont atteint un nouveau record en 2009, avec un montant de 607 millions d’euros, soit 12 % des ventes totales du secteur horlogerie-bijouterie.

 Avec une progression encore plus importante des quantités vendues (+ 9 % l’an dernier), le prix moyen des bijoux en argent a légèrement diminué en 2009 pour se situer à 34 euros.
Cette nouvelle croissance des ventes concerne à la fois les bijoux tout argent et les bijoux en argent empierrés ainsi que l’ensemble des familles de produits, en particulier les boucles d’oreilles et les pendentifs.

Contrairement aux bijoux en argent, la vente des bijoux en or a continué de baisser en 2009 (-5%) .

Source : ECOSTAT

Bijoux artisanaux émaillés : Un peu de couleurs dans vos bijoux

Pour ceux qui aiment un peu de couleurs dans leurs bijoux. Nous proposons dans notre bijouterie en ligne une collection de bijoux en argent émaillés.

Cette technique d’émaillage utilisées depuis longtemps dans l’artisanat marocain apporte ce côté vivant et coloré aux bijoux berbères. Le bleu, jaune, vert sont les plus souvent utilisés.

Voici parmi nos bijoux artisanaux, ceux qui qui ont été fabriqués en utilisant cette technique :

Bracelet ouvert ethnique : Bracelet ouvert émaillé de bleu, vert et de jaune. Très beau bracelet très stylé

Bracelet artisanal à charnière : Un des rares modèles de bracelet fermé de notre collection

Pendentif argent émaillé : Pendentif émaillé et orné de motifs berbères

Boucles d’oreilles main de fatma : Ces boucles d’oreilles ethniques sont ornés d’émaux colorés est l’un des bijoux à succès de notre boutique.

Femmes berbères : la passion des bijoux ethniques

Quelles sont les points en commun entre ces femmes ? qu’est ce qui les différentie ?

Toutes ces femmes sont des femmes berbères marocaines portants des habits traditionnels et des bijoux artisanaux en argent. Et pourtant, la comparaison s’arrête là !

En effet, sur la photo de gauche, on voit une femme de la région AKKA dans les portes du desert marocain. Elle porte un bandeau de tête où des rondelles de métal découpé remplacent des monnaies, les noeuds de boules creuses sur les tempes, et longues tresses de laine supportant des pièces de monnaie. Les pendentifs croix du sud qui forment le centre des colliers composites et les anneaux lisses portés en boucles d’oreilles sont très répondus dans la régions.

La femme au centre est une femme d’Ait Atta. Ses fibules tout autant que sa coiffe sont caractéristiques de son appartenance à ce groupe.

A droite, une femme berbère de la région de Bou Izakarn qui noue autour de sa tête deux bandeaux et porte de grandes boucles d’oreilles gravées à pendeloques. Un coquillage conique tronqués enserre les cheveux de chaque côté de la tête, et les fibules sont d’un modèles simple, le collier à trois plaque carré est un beau bijou ancien plus caractéristique de la région.

Pourquoi les bijoux en argent sont peu chers ?

Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question de savoir pourquoi les bijoux en argent étaient bon marché par rapport aux bijoux en or ?

L’argent est l’or des pauvres comme disent les Américains, mais n’oublions pas alors les « riches » qui préfèrent acheter de l’argent au détriment de l’or. Une chose est sûre c’est que contrairement à aujourd’hui les bijoux en argent valaient vraiment chers au 19 ème siècle par exemple.

Dans ce qui suit vous allez trouver une compilation de plusieurs articles du même auteur le Dr Thomas Chaise (http://www.dani2989.com), où il présente l’argent, un métal oh combien bénéfique pour l’homme, et nous explique enfin pourquoi le prix de l’argent reste très bas par rapport à celui de l’or.

Le métal argent :

L’argent est un métal précieux de couleur blanche dont le symbole est Ag. Son nom vient du latin Argentum. Sa température de fusion est de 961° et sa masse volumique est de 10 490 kilogramme/m3. L’utilisation industrielle de l’argent est souvent associée à l’utilisation déclinante des pellicules photographiques, alors qu’elle ne représente seulement que 1/10 de son utilisation. L’argent est bien plus utilisé pour ses propriétés de conductivité (en électronique) et bactéricides (dans les nanotechnologies de la santé). Depuis l’apparition de la photographie numérique, la demande industrielle a largement compensé le déclin de la demande de la photographie argentique. Les propriétés physiques de l’argent: ductilité, conductivité, malléabilité, font que son utilisation industrielle augmente chaque année. La demande industrielle d’argent représente la moitié de l’utilisation d’argent dans le monde. Il est utilisé pour ses qualités de conductivité dans l’électronique de qualité : téléphones portables, circuits imprimés, cellules solaires. L’argent est meilleur conducteur d’électricité que le cuivre ou bien que l’or. Le diamant est bien meilleur conducteur, mais il est beaucoup plus cher et aussi moins pratique vous en conviendrez. L’argent est aussi utilisé pour ses propriétés bactéricides (les vêtements, les pansements, les réfrigérateurs, les purificateurs d’eau, l’amalgame de dentiste,…). L’argent est aussi utilisé comme catalyseur, pour le brasage ou la soudure, dans la fabrication de pile, de miroir.

Le bijou est la seconde source de consommation d’argent avec un petit quart de la demande, un dernier petit quart de la demande vient de la photographie, des pièces de monnaie et des médailles d’argent.

Coté offre, les 8/10 sont assurés par la production minière, les 2/10 restants par le recyclage (les ventes d’argent des banques centrales déclinent). C’est le recyclage de l’argent qui comble la différence entre la demande et la production mondiale d’argent. Cependant il est de plus en plus difficile, avec le déclin des pellicules et la hausse de l’utilisation industrielle, à recycler, puisque utilisé dans beaucoup de produit en petit quantité.

Le ratio or argent :

Voici quelques explications sur le ratio prix or et argent. Par exemple, avec une once d’or à 400 dollars et une once d’argent 6.5 dollars : 400/6.5 = 61
Le ratio est de 61 ce qui veut dire que l’or est 61 fois plus cher que l’argent, ou que l’on a 61 kilogrammes d’argent pour un kilogramme d’or.
Ce rapport a évolué dans le temps avec un plus haut au dessus de 90 en 1940, puis en 1991 ; et des plus bas en dessous de 20 en 1920 et en 1969.
Ce même ratio était de 15 pendant deux cent ans, de 1680 à 1870 et de 10 au début du 16ème siècle.

Perspective :

- Aujourd’hui les réserves d’argent en terre sont 5.4 fois plus importantes que c’elles de l’or. Le prix de l’argent a donc un grand retard à reconquérir sur celui de l’or. L’or est d’ailleurs lui-même dans une phase de hausse à très long terme.
- Le prix de l’argent est donc en grande partie déterminé par son coût de production et non par sa rareté. Le ratio actuel est plus proche de la zone des 60 que de 7. Cet équilibre entre l’or et l’argent sera stable jusqu’à ce qu’il y ait un problème sur les réserves d’argent, à cet instant là le ratio se réajustera violemment. Cet équilibre sera rompu quand les premiers problèmes sur le renouvellement des réserves auront lieu, en résumé quand le pic de production sera atteint.

Il y a deux écoles qui s’opposent :

- Les optimistes pensent que les matières 1ères sont inépuisables. Pour eux, la prise en compte de l’épuisement des matières 1ère remet en cause le paradigme de la croissance perpétuelle, Saint Graal de l’économie moderne. Ils pensent que l’amélioration des techniques de production et de recherches suffit à elles seules à augmenter les réserves ad vitae æternam. Ce courant de pensée est le plus important par son nombre et son influence. Pour ce groupe, les matières premières au sens large sont sans intérêt et méprisées, ceci reste encore plus vrai pour les reliques barbares, que sont l’or et l’argent, à cause de leur rôle monétaire passé.

- Les pessimistes pensent que le pic de production est très proche et par conséquent le facteur rareté va reprendre le dessus après des siècles d’hibernation. Si vous appartenez à cette catégorie, que vous êtes un investisseur contrariant, vous voilà enfin heureux, puisque vous êtes dans le sens contraire des grands média, milieux financiers et universitaires, un vrai saumon à contre courant.

- En conclusion, le ratio actuel semble induit par les coûts de production, non pas par la rareté. Le ratio de 60 entre l’or et l’argent chutera avec l’apparition du pic de production. Alors le ratio or argent se dirigera vers un ratio de 7. Si demain, je trouve un gros diamant dans mon jardin (malheureusement très improbable), ce qui va en déterminer le prix, c’est sa rareté et non pas son coût de production qui est de zéro. L’argent est produit avec des coûts réduits à cause de sa répartition géologique. Il n’est pas vendu en fonction de sa rareté, mais de sa disponibilité, ceci ne peut être éternel. Il est difficile de savoir à quel moment le basculement aura lieu, mais il est facile de deviner que cela entraînera une vague haussière sans précédent sur le secteur de l’argent, cette vague, tel un Tsunami, emportera à des hauteurs impensables tout ce qui se rapporte de près ou de loin à l’argent. Les changements structurels du secteur rendront cette hausse durable contrairement à la hausse des années 1980.

Mais attention, j’appartiens à la seconde catégorie, celle des pessimistes. Mais si vous avez lu toutes ces lignes, c’est sans doute que vous aussi appartenez à cette catégorie.

Lire la totalité des articles sur le site du Dr Thomas Chaise http://www.dani2989.com

L’histoire de la fibule

Les bijoux les plus caractéristiques et les plus répandus sont sans doute les fibules triangulaires à bord crénelé, peu épaisses, ornées de ciselures, de plaquettes et de coupoles émaillées vert et jaune, que nous désignerons dorénavant sous le nom de fibules de Tiznit, pour simplifie, car elles peuvent être originaires également des centres situes entre Tiznit et Tafraout ou même de massa.
Ces fibules atteignent parfois une grande taille _ jusqu’à 30 cm. Lorsqu’elles sont de dimensions moyennes, elles sont souvent reliées par une chaine importante. Leur nom berbère est tazerzaÏ (nom générique des fibules dans la région).

On trouve aussi en nombre encore appréciable de très curieuses fibules triangulaires, lourdes mais perforées d’innombrables trous, comme une vielle planche vermoulue ; ceci les a fait appeler en berbère tezerzaÏ n taouka, fibules du ver. C es modèles, tous anciens, ont une extension très large au sud de l’atlas, qui dépasse de loin la zone étudiée ici. Quand elles portent des plaques et des coupoles émaillées très semblables à celles qui décorent les fibules de Tiznit, on peut en inférer que ces fibules proviennent du même secteur géographique. La technique de leur réalisation est perdue : leur fabrication est abandonnée depuis si longtemps qu’aucun de ceux qui ont étudié les bijoux du sud ne les a vu exécuter. Il semble que l’argent était travaille en minuscules cylindriques, qui étaient déposés côte à côte et soudes dans un encadrement de fines baguettes. Il existe des modèles plus élaborés comportant de petits triangles latéraux.
On remarque la base de l’aiguille, dont le décor, fréquent dans ces fibules, est dispose sur plusieurs niveaux et se termine par un curieux motif découpé en forme de losange entoure de deux croissants.

La technique de moulage dans la bijouterie berbère

La technique du moulage est employée pour les bracelets, les fibules, les boucles d’oreilles, et pour de petits éléments abondamment utilisés dans la confection de colliers ou bandeaux de tête. Un jour peut servir de modèle pour un autre, car les moules ne servent qu’une fois. Mais pour les pièces d’une certaine  importance, ou dont la demande était fréquente, comme les bracelets et les fibules, les artisans possédaient _ et ont conserve en général dans les ateliers actuels _  des modèles en métal non précieux, qui permettent de refaire indéfiniment le même objet, sans que les détails s’abâtardissent au fil de moulages successifs.

C’est ainsi que dans le village d’Amezrou, proche de Zagora et ancien mellah, toute une famille de Draouis se consacre à la fabrication de bracelets moulés qui seront écoulés sur les souks de la vallée du Draa.

Le travail se déroule sous les galeries à hauts plafonds qui entourent une étroite cour carrée s’ouvrant au niveau des terrasses. D’un côté les adultes réalisent les moules, fondent et coulent le moule, un peu plus lion des adolescents assurent les finitions.

Pour confectionner un moule, l’artisan dispose de deux cercles métalliques qui peuvent être superposes, et comportent sur le côté un orifice. Les cercles sont emplis de sable humide et l’on place entre les deux la pièce à mouler. En tassant bien le sable, celui-ci prend l’empreinte du modèle, qu’il faut ensuite enlever précautionneusement après avoir ouvert le moule. Le sable est égalisé soigneusement de chaque côté, et on creuse entre l’empreinte du bijou et le bord du moule au niveau de l’orifice  un canal qui permettra de couleur le métal fondu. On replace les deux moitiés du moule l’une sur l’autre.

Plusieurs moules sont préparés les uns après les autres, et empiles non loin du foyer pour qu’ils sèchent. Le foyer, identique dans tous les ateliers artisanaux, est une cavité dans le sol, ou la combustion des braises est activée par une soufflerie à manivelle. Le creuset est placé au centre, et reçoit le métal à fondre ; il semble qu’il s’agisse ici de rognures diverses, à l’éclat aussi incertain que l’est leur exacte nature.

Lorsque la fusion est totale, un jeune artisan prend à la pince le creuset rougeoyant, et verse le métal dans  le moule qu’il tient vertical de l’autre main, à main nues, ce qui n’est pas sans risques. Puis il dépose le moule rempli à côté de lui ; en peu de minutes le métal est refroidi, on peut écarter les deux moitiés du moule. Le bracelet apparait, il a un « manche », qui résulte de la solidification du métal dans le puits de coulage, et dont le sciage fait partie des travaux de finition.

Ceux-ci sont réalisés dans cet atelier par des apprentis, munis d’un étau et d’une lime, et comportent aussi l’ébarbage des bords du bracelet et de ses côtés.

Il ya toujours eu, évidemment, selon les régions et les artisans, un soin plus ou moins grand apporté à la réalisation des pièces, mais la technique fondamentale demeure encore partout la même. Facile à mettre en œuvre, elle donne des objets à l’allure un peu massive, mais non dépourvus  de charme.